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Archives de Catégorie: Poésie

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Music – Félix Leclerc – le petit bonheur (1965)

 

 
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Publié par le 17 octobre 2016 dans Culture, Music, Poésie, Vidéos

 
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Le rire nous soutient…

Le rire

 
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Publié par le 6 février 2016 dans Citation, Culture, Poésie

 
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la joie de vivre…

Le joie de vivre

 
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Publié par le 6 février 2016 dans Citation, Culture, Poésie

 

Poème – INVICTUS, poème préféré de Nelson MANDELA – Vidéos

Poème magnifique et préféré de Nelson Mandela… A écouter avec beaucoup d’attention….

 
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Publié par le 20 avril 2015 dans Culture, Poème, Poésie, Vidéos

 

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La lionne et l’ourse – Jean de La Fontaine – Fable

La lionne et l'ourse

Jean de La Fontaine (1621-1695)

La Lionne et l’Ourse

Mère Lionne avait perdu son fan.
Un chasseur l’avait pris. La pauvre infortunée
Poussait un tel rugissement
Que toute la Forêt était importunée.

La nuit ni son obscurité,
Son silence et ses autres charmes,
De la Reine des bois n’arrêtait les vacarmes
Nul animal n’était du sommeil visité.

L’Ourse enfin lui dit : Ma commère,
Un mot sans plus ; tous les enfants
Qui sont passés entre vos dents
N’avaient-ils ni père ni mère ?

– Ils en avaient. – S’il est ainsi,
Et qu’aucun de leur mort n’ait nos têtes rompues,
Si tant de mères se sont tues,
Que ne vous taisez-vous aussi ?

– Moi me taire ! moi, malheureuse !
Ah j’ai perdu mon fils ! Il me faudra traîner
Une vieillesse douloureuse !
– Dites-moi, qui vous force à vous y condamner ?

– Hélas ! c’est le Destin qui me hait. Ces paroles
Ont été de tout temps en la bouche de tous.
Misérables humains, ceci s’adresse à vous :
Je n’entends résonner que des plaintes frivoles.

Quiconque en pareil cas se croit haï des Cieux,
Qu’il considère Hécube, il rendra grâce aux Dieux.

 
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Publié par le 10 avril 2015 dans Fable, Photos, Poésie

 

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Mon rêve familier – Paul Verlaine – Poème

Mon rêve familier 2

Paul VERLAINE   (1844-1896)

Mon rêve familier

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D’une femme inconnue, et que j’aime, et qui m’aime
Et qui n’est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m’aime et me comprend.

Car elle me comprend, et mon coeur, transparent
Pour elle seule, hélas ! cesse d’être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.

Est-elle brune, blonde ou rousse ? – Je l’ignore.
Son nom ? Je me souviens qu’il est doux et sonore
Comme ceux des aimés que la Vie exila.

Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L’inflexion des voix chères qui se sont tues.

 
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Publié par le 7 avril 2015 dans Poème, Poésie

 

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La complainte du petit cheval banc – Paul Fort – Poème vidéo

Bonjour…Démarrons la journée « en écoutant » La complainte du petit cheval banc….. ‘tous derrière et lui devant’….. Poème repris en chanson par notre célèbre Georges Brassens.

 
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Publié par le 5 avril 2015 dans Poème, Poésie, Vidéos

 

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Le mendiant – Victor Hugo – Poème vidéo

Poème magnifiquement écrit sur la compassion, la générosité, l’amour de l’autre…. à écouter avec grande attention….

 
 

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Liberté – Paul Eluard – Poème vidéo

Poème de Paul Eluard lu par un lecteur public talentueux et qui nous rappelle qu’il ne faut jamais oublier le mot « liberté »….

 
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Publié par le 31 mars 2015 dans Poème, Poésie, Vidéos

 

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L’homme et son image – Jean de La Fontaine – Fable

L'homme et son image

Jean de La Fontaine (1621-1695)

L’Homme et son image

Un homme qui s’aimait sans avoir de rivaux
Passait dans son esprit pour le plus beau du monde.
Il accusait toujours les miroirs d’être faux,
Vivant plus que content dans son erreur profonde.

Afin de le guérir, le sort officieux
Présentait partout à ses yeux
Les Conseillers muets dont se servent nos Dames :
Miroirs dans les logis, miroirs chez les Marchands,
Miroirs aux poches des galands,
Miroirs aux ceintures des femmes.

Que fait notre Narcisse ? Il va se confiner
Aux lieux les plus cachés qu’il peut s’imaginer
N’osant plus des miroirs éprouver l’aventure.
Mais un canal, formé par une source pure,

Se trouve en ces lieux écartés ;
Il s’y voit ; il se fâche ; et ses yeux irrités
Pensent apercevoir une chimère vaine.
Il fait tout ce qu’il peut pour éviter cette eau ;
Mais quoi, le canal est si beau

Qu’il ne le quitte qu’avec peine.
On voit bien où je veux venir.
Je parle à tous ; et cette erreur extrême
Est un mal que chacun se plaît d’entretenir.

Notre âme, c’est cet Homme amoureux de lui-même ;
Tant de Miroirs, ce sont les sottises d’autrui,
Miroirs, de nos défauts les Peintres légitimes ;
Et quant au Canal, c’est celui
Que chacun sait, le Livre des Maximes.

 
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Publié par le 26 mars 2015 dans Fable, Poésie

 

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Les roses de Saadi – Marceline Desbordes-Valmore – Poème

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Marceline Desbordes -Valmore (1786-1859)

Les roses de Saadi

J’ai voulu ce matin te rapporter des roses ;
Mais j’en avais tant pris dans mes ceintures closes
Que les noeuds trop serrés n’ont pu les contenir.

Les noeuds ont éclaté. Les roses envolées
Dans le vent, à la mer s’en sont toutes allées.
Elles ont suivi l’eau pour ne plus revenir ;

La vague en a paru rouge et comme enflammée.
Ce soir, ma robe encore en est tout embaumée…
Respires-en sur moi l’odorant souvenir.

 
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Publié par le 25 mars 2015 dans Poème, Poésie

 

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Stances à Marquise – Pierre Corneille – Poème

Stances à Marquise

« Marquise, si mon visage,
A quelques traits un peu vieux,
Souvenez vous qu’à mon âge
Vous ne vaudrez guère mieux.

Le temps aux plus belles choses
Se plaît à faire un affront
Et saura faner vos roses
Comme il a ridé mon front.

Le même cours des planètes
Règle nos jours et nos nuits.
On m’a vu ce que vous êtes
Vous serez ce que je suis.

Cependant j’ai quelques charmes
Qui sont assez éclatants
Pour n’avoir pas trop d’alarmes
De ces ravages du temps.

Vous en avez qu’on adore,
Mais ceux que vous méprisez
Pourraient bien durer encore
Quand ceux-là seront usés.

Ils pourront sauver la gloire
Des yeux qui me semblent doux,
Et dans mille ans faire croire
Ce qu’il me plaira de vous

Chez cette race nouvelle,
Où j’aurai quelque crédit,
Vous ne passerez pour belle
Qu’autant que je l’aurai dit

Pensez-y, belle Marquise,
Quoiqu’un grison fasse effroi,
Il vaut bien qu’on le courtise
Quand il est fait comme moi. »

 
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Publié par le 23 mars 2015 dans Poème, Poésie

 

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Que sont mes amis devenus ? – Ruteboeuf – Poème

Que sont mes amis...

Que sont mes amis devenus
Que j’avais de si près tenus
Et tant aimés
Ils ont été trop clairsemés
Je crois le vent les a ôtés
L’amour est morte
Ce sont amis que vent me porte
Et il ventait devant ma porte
Les emporta

Avec le temps qu’arbre défeuille
Quand il ne reste en branche feuille
Qui n’aille à terre
Avec pauvreté qui m’atterre
Qui de partout me fait la guerre
Au temps d’hiver
Ne convient pas que vous raconte
Comment je me suis mis à honte
En quelle manière

Que sont mes amis devenus
Que j’avais de si près tenus
Et tant aimés
Ils ont été trop clairsemés
Je crois le vent les a ôtés
L’amour est morte
Le mal ne sait pas seul venir
Tout ce qui m’était à venir
M’est advenu

Pauvre sens et pauvre mémoire
M’a Dieu donné, le roi de gloire
Et pauvre rente
Et droit au cul quand bise vente
Le vent me vient, le vent m’évente
L’amour est morte
Ce sont amis que vent emporte
Et il ventait devant ma porte
Les emporta

  Rutebeuf (1230-1285)

 
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Publié par le 15 mars 2015 dans Poésie, Ruteboeuf

 

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La grenouille qui veut se faire aussi grosse que le Boeuf – Jean de La Fontaine – Fable

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La Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le Boeuf

Une Grenouille vit un Boeuf
Qui lui sembla de belle taille.

Elle, qui n’était pas grosse en tout comme un oeuf,
Envieuse, s’étend, et s’enfle, et se travaille,
Pour égaler l’animal en grosseur,

Disant : « Regardez bien, ma soeur ;
Est-ce assez ? dites-moi ; n’y suis-je point encore ?
– Nenni. – M’y voici donc ? – Point du tout. – M’y voilà ?
– Vous n’en approchez point. « La chétive pécore
S’enfla si bien qu’elle creva.

Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages :
Tout bourgeois veut bâtir comme les grands seigneurs,
Tout petit prince a des ambassadeurs,
Tout marquis veut avoir des pages.

 
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Publié par le 9 mars 2015 dans Fable, Poésie

 

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Poème arabo-andalou – Saadane Benbabaali – Poème

Lisez et appréciez toute la beauté et le romantisme littéraire de ce Poème.

Poème Arabo-Andalou de Saadane Benbabaali.

« Les fleurs, dans le jardin, exhalent leurs senteurs
À l’approche du jour,
Le jardin est un vrai parfumeur ;
Les oiseaux lancent leurs chants
Par-dessus les branches chargées de fruits
Et les rameaux laissent tomber leurs voiles.

Le rossignol, plein d’éloquence,
Mêle son chant haut et clair
Au son des cordes et aux refrains des chansons !
Douce est la lumière du matin,
Alors que les norias tournent en chantant
Et que, dans les canaux, l’eau coule effrontément!
Regarde les branches danser
Chaque fois que la brise passe,
Tout ici n’est que charme et beauté.
Lève-toi et admire le jardin pendant que les oiseaux chantent à tue–tête.
L’eau, comme un serpent, s’échappe des bassins
Et luit parmi les plantes tel un sabre étincelant.
Lève-toi commensal, debout ! Regarde l’aube qui point !
Vois comme le vin inonde les coupes qui jettent leur éclat !
Réveille celui qui dort, tire-le de son sommeil !
Réveille aussi la belle,
Splendide comme le rayon du jour
Étoile du matin et front de lumière !
Écoute le chant du rossignol
auquel répond l’ortolan
Et remplis la coupe de cristal ! »

Saadane Benbabaali

Poème arabo-andalou

Saadane Benbabaali est un écrivain, essayiste et traducteur de langue française et de langue arabe.
En 1997, il obtient un poste de Maître de conférences à l’ Université Paris 3 – Sorbonne Nouvelle où il enseigne la littérature classique arabe jusqu’à ce jour.
Conférencier international, il a donné de nombreux séminaires et a participé à des colloques sur la littérature arabe classique au Portugal (Lisbonne, Faro et Mertola), Espagne (Loja/Grenade), à Londres, Damas et Alger.

 
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Publié par le 3 mars 2015 dans Poésie

 

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Nos vrais ami (e) s – citation

Bonjour à tous,…. Ce matin, une pensée pour nos ami (e)s, (les vrais)……

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Publié par le 3 mars 2015 dans Citation, Poésie

 

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Chanson d’automne – Verlaine – Poème chanté par Léo Ferré

Un must de la poésie…. chanté par Léo Ferré…..Un régal poétique !!!!

CHANSON D’AUTOMNE
Paul Verlaine

Les sanglots longs
Des violons
De l’automne
Blessent mon cœur
D’une langueur monotone.

Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l’heure,
Je me souviens
Des jours anciens

Et je pleure;
Et je m’en vais
Au vent mauvais
Qui m’emporte
De-ci, de-là,
Pareil à la
Feuille morte.

Les sanglots longs
Des violons
De l’automne
Blessent mon cœur
D’une langueur monotone.

 
 

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Le Manteau impérial – Victor Hugo – Poème

Il faut savoir que la pourpre du manteau impérial était semée d’abeilles d’or. Victor Hugo invite ces abeilles à se lancer à l’attaque de Napoléon III, auteur du coup d’état de décembre 1851 et tyran dont les hommes « ont peur ».Que les abeilles se substituent donc aux hommes peureux afin d’en finir avec cet émule de Tibère….                                                                                                                                             napoleon-1er-abeille-symbole-imperial

  • Victor Hugo  (1802-1885)

Le manteau impérial

O ! vous dont le travail est joie,
Vous qui n’avez pas d’autre proie
Que les parfums, souffles du ciel,
Vous qui fuyez quand vient décembre,
Vous qui dérobez aux fleurs l’ambre
Pour donner aux hommes le miel,

Chastes buveuses de rosée,
Qui, pareilles à l’épousée,
Visitez le lys du coteau,
Ô soeurs des corolles vermeilles,
Filles de la lumière, abeilles,
Envolez-vous de ce manteau !

Ruez-vous sur l’homme, guerrières !
Ô généreuses ouvrières,
Vous le devoir, vous la vertu,
Ailes d’or et flèches de flamme,
Tourbillonnez sur cet infâme!
Dites-lui:  » Pour qui nous prends-tu ?

Maudit ! nous sommes les abeilles !
Des chalets ombragés de treilles
Notre ruche orne le fronton ;
Nous volons, dans l’azur écloses,
Sur la bouche ouverte des roses
Et sur les lèvres de Platon.

Ce qui sort de la fange y rentre.
Va trouver Tibère en son antre,
Et Charles neuf sur son balcon.
Va! sur ta pourpre il faut qu’on mette,
Non les abeilles de l’Hymette,
Mais l’essaim noir de Montfaucon ! « 

Et percez-le toutes ensemble,
Faites honte au peuple qui tremble,
Aveuglez l’immonde trompeur,
Acharnez-vous sur lui, farouches,
Et qu’il soit chassé par les mouches
Puisque les hommes en ont peur !

 
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Publié par le 25 février 2015 dans Histoire, Poésie

 

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Le laboureur et ses enfants – Jean de la Fontaine – Fable

Le laboureur

Le laboureur et ses enfants – Jean de La Fontaine

Travaillez, prenez de la peine :
C’est le fonds qui manque le moins.

Un riche Laboureur, sentant sa mort prochaine,
Fit venir ses enfants, leur parla sans témoins.
Gardez-vous, leur dit-il, de vendre l’héritage
Que nous ont laissé nos parents.
Un trésor est caché dedans.

Je ne sais pas l’endroit ; mais un peu de courage
Vous le fera trouver, vous en viendrez à bout.
Remuez votre champ dès qu’on aura fait l’Oût.
Creusez, fouiller, bêchez ; ne laissez nulle place
Où la main ne passe et repasse.

Le père mort, les fils vous retournent le champ
Deçà, delà, partout ; si bien qu’au bout de l’an
Il en rapporta davantage.
D’argent, point de caché.

Mais le père fut sage
De leur montrer avant sa mort
Que le travail est un trésor.

 
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Publié par le 25 février 2015 dans Fable, Poésie

 

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Mignonne, allons voir si la rose… – Pierre de Ronsard – Poème

mignonne allon voir

« Mignonne, allons voir si la rose… » Pierre de Ronsard (1524-1585) – Poème

Pierre de Ronsard invite la femme aimée, d’une beauté parfaite (telle une rose à peine éclose), à réfléchir sur l’aspect éphémère de sa beauté: le sentiment amoureux qui demande une réciprocité, ne saurait rester aveugle devant le passage du temps…

Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avoit desclose
Sa robe de pourpre au Soleil,
A point perdu ceste vesprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vostre pareil.

Las ! voyez comme en peu d’espace,
Mignonne, elle a dessus la place
Las ! las ses beautez laissé cheoir !
Ô vrayment marastre Nature,
Puis qu’une telle fleur ne dure
Que du matin jusques au soir !

Donc, si vous me croyez, mignonne,
Tandis que vostre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez vostre jeunesse :
Comme à ceste fleur la vieillesse
Fera ternir vostre beauté.

 
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Publié par le 24 février 2015 dans Poésie

 

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Une journée sans rire… – Charlie Chaplin – Citation

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Bonjour à tous, je crois que tout est résumé dans cette phrase…..

 
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Publié par le 24 février 2015 dans Humour, Poésie

 

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J’ai tant rêvé de toi – Robert Desnos – Poésie

J'ai tant rêvé

J’ai tant rêvé de toi que tu perds ta réalité.
Est-il encore temps d’atteindre ce corps vivant
Et de baiser sur cette bouche la naissance
De la voix qui m’est chère?

J’ai tant rêvé de toi que mes bras habitués
En étreignant ton ombre
A se croiser sur ma poitrine ne se plieraient pas
Au contour de ton corps, peut-être.
Et que, devant l’apparence réelle de ce qui me hante
Et me gouverne depuis des jours et des années,
Je deviendrais une ombre sans doute.

O balances sentimentales.

J’ai tant rêvé de toi qu’il n’est plus temps
Sans doute que je m’éveille.
Je dors debout, le corps exposé
A toutes les apparences de la vie
Et de l’amour et toi, la seule
qui compte aujourd’hui pour moi,
Je pourrais moins toucher ton front
Et tes lèvres que les premières lèvres
et le premier front venu.

J’ai tant rêvé de toi, tant marché, parlé,
Couché avec ton fantôme
Qu’il ne me reste plus peut-être,
Et pourtant, qu’a être fantôme
Parmi les fantômes et plus ombre
Cent fois que l’ombre qui se promène
Et se promènera allègrement
Sur le cadran solaire de ta vie.

 
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Publié par le 23 février 2015 dans Poésie

 

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Le lion et le moucheron – jean de la Fontaine – fable

le lion et le moucheron

Le Lion et le Moucheron (Jean de La Fontaine)

« Va-t’en, chétif insecte, excrément de la terre!  »
C’est en ces mots que le Lion
Parlait un jour au Moucheron.

L’autre lui déclara la guerre.
« Penses-tu, lui dit-il, que ton titre de Roi
Me fasse peur ni me soucie ?
Un boeuf est plus puissant que toi :
Je le mène à ma fantaisie.  »

A peine il achevait ces mots
Que lui-même il sonna la charge,
Fut le Trompette et le Héros.
Dans l’abord il se met au large ;
Puis prend son temps, fond sur le cou
Du Lion, qu’il rend presque fou.

Le quadrupède écume, et son oeil étincelle ;
Il rugit ; on se cache, on tremble à l’environ ;
Et cette alarme universelle
Est l’ouvrage d’un Moucheron.
Un avorton de Mouche en cent lieux le harcelle :
Tantôt pique l’échine, et tantôt le museau,
Tantôt entre au fond du naseau.

La rage alors se trouve à son faîte montée.
L’invisible ennemi triomphe, et rit de voir
Qu’il n’est griffe ni dent en la bête irritée
Qui de la mettre en sang ne fasse son devoir.
Le malheureux Lion se déchire lui-même,
Fait résonner sa queue à l’entour de ses flancs,
Bat l’air, qui n’en peut mais ; et sa fureur extrême
Le fatigue, l’abat : le voilà sur les dents.

L’insecte du combat se retire avec gloire :
Comme il sonna la charge, il sonne la victoire,
Va partout l’annoncer, et rencontre en chemin
L’embuscade d’une araignée ;
Il y rencontre aussi sa fin.

Quelle chose par là nous peut être enseignée ?
J’en vois deux, dont l’une est qu’entre nos ennemis
Les plus à craindre sont souvent les plus petits ;
L’autre, qu’aux grands périls tel a pu se soustraire,
Qui périt pour la moindre affaire.

 
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Publié par le 23 février 2015 dans Fable, Photos, Poésie

 

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C’était un bon copain – Robert Desnos – Poème

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C’était un bon copain – Robert Desnos (Poème)

Il avait le cœur sur la main
Et la cervelle dans la lune
C’était un bon copain

Il avait l’estomac dans les talons
Et les yeux dans nos yeux
C’était un triste copain.

Il avait la tête à l’envers
Et le feu là où vous pensez.
Mais non quoi il avait le feu au derrière.

C’était un drôle de copain
Quand il prenait ses jambes à son cou
Il mettait son nez partout

C’était un charmant copain
Il avait une dent contre Étienne
À la tienne Étienne à la tienne mon vieux.

C’était un amour de copain
Il n’avait pas sa langue dans la poche
Ni la main dans la poche du voisin.
Il ne pleurait jamais dans mon gilet

C’était un copain,
C’était un bon copain.

Robert DESNOS (1900 – 1945)

 
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Publié par le 22 février 2015 dans Poème, Poésie

 

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Mon amour – Julie Jamar – Poème

poème d'amourPoème d’amour qui m’a enchanté par la beauté du texte……

Mon Amour

Tout a commencé quand nos regards se sont croisés,
Tu as renversé mon coeur, tu l’as fait chaviré.
Un vent d’amour m’a fait perdre la tête
Notre histoire est née pour ne pas qu’elle s’arrête.
Notre amour grandit de jour en jour
Je te laisse entrer et ferme mon coeur à double tour.

Tout devient beau et merveilleux
Quand je vais me noyer au large de tes yeux.
Des sentiments encore ignorés se sont crées
Il faut les conserver et ne jamais les briser.
Dans tes bras je pars m’envoler
Dans un monde doux et sucré.

La flamme de mes yeux s’est allumée
Le soir ou nos lèvres se sont touchées.
Aujourd’hui le destin nous appartient
À nous seul de savoir prendre le même chemin.
Mon amour pour toi est le plus grand
Je n’ai aucun doute sur mes sentiments.

Je t’aime.

– Julie Jamar –

 
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Publié par le 22 février 2015 dans Poème, Poésie

 

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